L'Himalaya à moto 2 : Du Kinnaur au Spiti

Itineraire moto Himachal-Pradesh Manali-Keylong detailPour rappel, l'itinéraire des 10 premiers jours à moto

 

 

        Journée 6 : paisible Nako

 

         Nous voilà donc arrivés à Nako ... Nous y avons trouvé une charmante guesthouse (Amar Homestay) et nous sommes tous 6 offert le luxe de jolies petites chambres avec terrasse donnant sur un potager frais et bien garni et, au delà des champs de petits pois, la spécialité de Nako, un panorama absolument exquis sur une mer sans fin de montagnes ...  Inde_moto_J6_Nako--50-.JPGA peine les affaires déposés, nous nous laissons entraînés avec Clément par notre hôtesse, une petite bonne femme énergique coiffée du traditionnel chapeau de velour vert de la région du Kinnaur, pour la traite de sa vache, dans la maison de famille, à l'autre bout du village. Nous la suivons au pas de course, chacun un seau à la main, par les venelles et les ruelles, faisons avec elle le tour (dans le sens des aiguilles d'une montre) d'énormes murs de prière, et tourner les moulins à prière bouddhistes sur notre passage, dans un labyrinthe incroyable de petites maisons, de jardinets et d'enclos à vaches, tout cela dans les bucoliques lumières du couchant ... Les vaches ici, couleur caramel,  assez courtes sur pattes, ont de fort belles têtes des têtes de giraffes un peu, avec leurs bosses au dessus des arcades sourcilières et les lignes noires qui soulignent leurs traits. Cette vache-ci est fort timide, et nous devons grimper sur le toit pour observer la traite en cachette ... notre hôtesse lui tire 2 litres de lait, et nous rentrons déguster les momos (raviolis tibétains) du dîner ... J'adore ...


 

Inde moto 1 Manali-Leh9

 

          Et le lendemain ...

 

         Inde_moto_J6_Nako--2-.JPGAu petit-déjeuner, nous tentons le "traditional bread", sorte de chapati (galette de pain plate) levé au blé complet, que nous accompagnons d'oeufs aux plats (en Inde, suite au formatage britannique, ils croient que pour tous les blancs l'idéal du petit-déjeuner c'est l'oeuf ). Puis lessive avec un de ces savons bleus et rugueux qu'ils utilisent ici pour cela. La salle de beain est propre, l'eau chaude, c'est un vrai plaisir. J'étends le linge au soleil, l'air est sec, pur, bon, il y a un petit vent, les sommets au loin sont voilés de nuages. La journée s'annonce parfaite !

 

Ci-dessus le potager

 

Inde moto J6 Nako (4)

Le village de Nako

 

       L'après-midi nous partons en ballade, Clément et moi. Etape au bord du "lac" qui fait la réputation du village : guère plus qu'un étang à l'eau verte dans laquelle baigne les arbres. Nous picorons là les maigres victuailles que nous avons pu dégotter à l'épicerie du village : cacahuètes masala (bien trop épicés) et biscuits ... bonjour le pique-nique !

 

       Et puis nous nous mettons à grimper, mûs par ce désir incessant d'aller plus haut pour voir plus, mieux et plus loin, pour que nos regards puissent se perdre vers tous les horizons .... Le terrain est très caillouteux, aride. Nous longeons un petit canal d'irrigation fait de pierres cimentées entre elles en deux petits murets. Plus bas, dans un autr canal, l'eau coule, irrigant avec parcimonie les petits champs de pois et de blé ainsi que les pommeraies de cette oasis du Kinnaur. Là, une mare s'est formée. Plus loin, dans le petit creu de verdure et de fraîcheur créé par l'eau qui ruisselle, des vaches se reposent  ...

 

       Pause après une petite grimpette jusqu'à un stupa blanchi à la chaux. Derrière nous un canyon. Devant nous, aux 4 vents, des horizons de montagnes arides, rocailleuses. Clément sort son harmonica , cela faisait longtemps .... Douceur d'un moment à deux, seuls avec l'univers ... Il est parfois si bon, si doux, d'oublier pour un temps les autres, touristes et voyageurs, et se croire seuls explorateurs de contrées encore vierges et inconnues de tous

 

Inde moto J6 Nako (37)

 

       Nous voyons venir vers nous un autochtone. Il s'arrête près des vaches. Le berger ? Il poursuit son ascension, nous le laissons nous rattraper. Il se présente comme le "president" de Nako, le maire du village sûrement, très fier d'avoir accueilli en août 2008 le Dalï Lama. Nous qui demandions le pourquoi d'un héliport dans ce petit village, nous avons notre explication : sa Sainteté est arrivée en hélico ! Notre compagnon de marche s'appelle Darmu et s'en va par les sentiers  s'enquérir de l'état de son verger de pommiers. Il nous parle de Nako : 1000 habitants (est-on vraiment en Inde ???), une école primaire et un lycée, les villageaois travaillent presque tous aux champs et exportent petit-pois et pommes vers Delhi et le reste  de l'Inde. Ici, tout le monde est bouddhiste.

 

Inde moto 1 Manali-Leh11

 

       4035 mètres. 4050 mètres ... Nous voilà arrivés à une sorte de petit col d'où nous dominons les profondeurs de la vallée de la spiti. Le maire poursuit sa route et nous restons là nous saoûler de la beauté dupaysage. Nous sommes si près des nuages ; nous les observons comme nous l'avons jamais fait avant.

 

Inde moto J6 Nako (12)

 

 

       Puis demi-tour. Nous redescendons vers le village. Partout des fleurs qui luttent avec la pierre, dans ce domaines du minéral, pour faire leur vie. Le rose flamboyant des églantiers aux fleurs si délicatement parfumées, les myosotis, les chardons mauves, et tout un tas d'autres petites fleurs jaunes, blanches .... L'air sent si bon . C'est un peu la Provence de Manon des Sources, avec ses ânes, cette montagne aux si agréables parfums ...


Inde moto 1 Manali-Leh10

 

 

               Nous faisons durer la ballade ...

 

 

Inde moto J6 Nako (49)

De l'autre côté, le Tibet ...

 

 

          De retour au village nous nous offrons le luxe de visiter des tentes à 4400 Roupies (soit 80 euros) installées en petits campements autour du "lac" : vraiment pas mal, un vrai lit, des fauteuils de rotin, un cabinet de toilette, Inde_moto_J5_RekongPeo-Nako--64-.JPGmais de là à débourser 80 euros pour une nuit sous la tente, même avec les repas inclus ... une semaine encore, pourquoi pas, mais une nuit !!! On se demande bien à qui de telles prestations s'adressent ... Forcément aux touristes Indiens, des Indiens argentés, lassés des hôtels de haut standing qui recherchent une approche plus bucolique sans que cal leur vienne à  l'idée d'aquérir une tente transportable et de la planter par eux-mêmes en "pleine nature". Si l'on réfléchit un peu l'Inde n'a pas connu l'euphorie française des premiers "congés payés", les escapades à petits moyens sous la tente. Ici, celui qui peut s'offrir des congés (et cela n'a rien d'un droit ) et se payer un voyage a forcément de quoi se payer l'hôtel, et le marché du camping est très peu développé (sauf à parler d'ascension de sommets et de camps de base). D'autant plus que pour l'Indien moyen "campement" rime forcément avec bidonvilles, travailleurs saisonniers et nomades, des gens avec qui on a pas envie d'avoir quelque chose à faire quand on a réussi à s'élever au-dessus de la boue ...

 

      De retour à nos pénates nous regardons le jour mourir en nous empiffrant de ces délicieux momos aux patates dont je commence à ne plus pouvoir me passer ...

 

 

       Journée 7 : de Nako à Kaza,

       en suivant le cours de la Spiti

 

        Nous avons fini par quitter le paisible village de Nako le lendemain matin, à 8h10. Enfin, quand on dit 8h10 on veut dire un bon bout de temps après car nos accolytes Aurélien et Jérémy n'arraivaient pas à démarrer leur moto ... ils ont fini par réaliser qu'ils avaient oublié d'ouvrir l'arrivée d'essence !!! Nous devions partir de très bonne heure car nous savions que la traversée à gué d'un cours d'eau nous attendait une poignée de kilomètres après la sortie du village, et les cours d'eau de montagne, plus on les passe tôt, moins ils sont gonflés en glace fondue des glaciers et névés qui l'alimentent. Mais voilà, notre hôtesse a tardé et tardé encore à nous servir un petit-déjeuner que nous avions commandé pour lui faire plaisir, et ses “sorry for late” répétitif n'ont pas suffi à l'excuser ...

 

Inde moto J7 Nako-Kaza

        Nous laissons Nako derrière nous ...


         Le ciel est chargé de nuages, leurs ombres dansent sur les versants lunaires ... Il est déjà 9h lorsque nous faisons face à un large torrent qui coupe la route dans un recoin de la montagne. Nous en ignorons encore la profondeur quand Clément lance la moto dans la traversée des flots sur un fond de galets et d'autres pierres anguleuses. Destabilisé par la profondeur, il est obligé de poser les pieds à “terre” pour empêcher la moto de basculer : de l'eau jusqu'aux genoux ! Une fois au sec, sur la berge opposée, la moto se met à fumer, fumer ... c'est l'eau qui s'évapore ! Clément dégoutte et patauge dans ses pompes. Le reste de la troupe, avisée par nos déboires, réussit une traversée moins humide que la nôtre. Et c'est reparti !

 

Inde moto 1 Manali-Leh12

 

 

         Nous entamons ensuite une longue redescente en lacets vers le fond de la vallée de la Spiti dont nou remonterons ensuite le cours tout le reste de la journée, d'oasis de verdure et de pommiers en canyons aux dégradés de couleurs fascinants. Sous un ciel bas, des paysages surgis d'une autre réalité ...

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (16)

 

        Vers 10h, à l'issue d'une sorte de gorge encadrée d'immenses pierriers quasi verticaux, nous mettons pied à terre au checkpost de Sumdo. Le soleil est brûlant, pas une ombre, comme en plein désert, aucun obstacle n'est là pour modérer ses feux, au contraire l'ensemble du monde minéral qui nous entoure se charge de réverbérer la chaleur de ses rayons ... Il n'y a là que le bâtiment administratif et un camp militaire. Tandis que mes 5 compagnons montrent nos papiers aux fonctionnaires (passeports, permis pour la Spiti, documents des moto et assurances), je cherche où faire pipi. Les employés m'indiquent l'arrière du bâtiment : en contre-bas, sur la vaste plage de galets qui borde le torrent ce n'est que merdes, déchets éparpillées et odeur de pisse. Nous sommes à 3000 mètres, dans la pureté des hautes altitudes, et voilà l'état dans laquelle se trouve déjà l'eau de rivière qui ont encore bien long à parcourir avant de trouver une mer dans laquelle se jeter ...

 

        Inde moto J7 Nako-Kaza (22)Nous enlevons nos couches de vêtements, nous tartinons de crème solaire, buvons un coup de flotte et nous voilà prêts à repartir. Le moteur tourne, se lance dans la côte ... mais derrière nous ça ne suit pas : Aurélien et Jérémie n'ont pas décollé des starting block ! Cette fois-ci l'arrivée d'essence est bien ouverte ... la panne vient d'ailleurs ... On finit par en conclure que c'est la faute de la batterie ... que l'on confie aux miliatires de la base qui nous disent qu'ils peuvent la mettre à recharger ... mais il n'y a pas de courant, et ils branchent le générateur rien que pour nous ! Du coup, dans le camp, tout le monde se met à regarder la télé ! Entre temps on nous invite tous les 6 à aller prendre du bon temps (“enjoy”) dans la “resthouse” du camp. C'est ainsi que l'on échoue pour quelques heures dans la chambre de l'officier supervisant la base, entraîneur sportif au demeurant, ancien champion de ski (Asian Games ...), vautré sur son lit à regarder la télé. Et ça discute ascension de l'Everest, compétitions de ski, stations de sports d'hiver indiennes, suisses et autres, et finissons par découvrir qu'il a participé aux J.O. D'Albertville en 92, ceux-là même où Linda petite fille a porté la Flamme Olympique sur le site de Val d'Isère Nous buvons un “chai” en grignotant des biscuits, tout cela sur fond sonore de film made in bollywood ... et ne reprenons la route qu'après midi bien sonné ! Cap sur Tabo, à 27 km.

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (23)

 

       

Inde moto J7 Nako-Kaza (28)

 

        Tabo, oasis un peu miteuse au milieu du désert, nous apparaît comme une de ces villes fantômes de western, battue par les vents, les brins de paille volant par les allées vides, où la vie a fini par s'épuiser. Après le déjeuner nous allons faire un petit tour dans le monastère du village : des pavillons et des petits stupas éparpillés, tout de terre battue, tout simples, en harmanie avec le décors ocre et sable de la montagne, sans ors et sans fastes ....

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (36)


            Nous décidons de poursuivre jusqu'à Kaza, que nous atteignons en fin d'après-midi ... non sans avoir essuyé une nouvelle panne ! 


Inde moto J7 Nako-Kaza (49)

La vallée de la Spiti


Inde moto J7 Nako-Kaza (40)

 

 

 

 

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (45)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Route de boue séchée,

torrents de glace ...

 

 

 

 

 

 

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (48)

 

 

 

 

 

 

  Sourires échangés,

bonne humeur partagée ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (52)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

... sur la route ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (56)

 

 

 

 

        A une dizaine de

kilomètres de l'arrivée, la roue arrière de la moto de Pierre et Linda crève pour ... la 4ème fois !!! Pierre, énervé (on comprend pourquoi) bousille au passage la chambre à air de rechange et nos 2 compagnons finissent la route en 3 roues !!!

 

 

 

 

 


Inde moto J7 Nako-Kaza (62)

 

Inde moto J7 Nako-Kaza (63)

 

 

                Nous voilà de retour au pays des yaks et des zogs, ces étranges bovidés mi-vache mi yak.


Inde moto 1 Manali-Leh13

 

 

 

      A Kaza, Clément et Jérémie attendent devant la bicoque de tôle du réparateur de pneu les grands gagnants du jour tandis que je me lance avec Aurélien à la recherche d'un hôtel. Le propriétaire du répare-pneu se demande bien ce que ces 2 gars, aux motos aux pneus bien gonflés, attendent là. Il les prend un peu pour des illuminés, mais c'est son visage à lui qui s'illumine, lorsqu'on lui décharge enfin la moto de Pierre et Linda avec sa belle roue bien crevée et bien démontée !

 

 

        Journée 8 : autour de Kaza

           (Kaza, Ki et Kibber)

 

       Kaza


 

Inde moto 1 Manali-Leh15

 

 

         Kaza, au coeur de la vallée de la Spiti, seule "ville" à des centaines de kilomètres à la ronde, à des dizaines d'heures de routes de tout, au milieu de rien. On pénètre dans ce gros bourg par une piste boueuse qui se fraie un chemin entre les commerces. Car ici il semblerait qu'on trouve TOUT ! Les épiceries se succèdent, croûlant sous toutes sortes de produits à boire, à manger, à utiliser, les étals de fruits et légumes doivent compter parmis les mieux achalandés du pays, il y partout des boutiques de foulards, de sous-vêtements, d'outillages, de souvenirs en tout genre. Qu'on se comprenne bien, ce n'est ni Paris, ni Bombay, ni même aucune des grosses villes indiennes, mais trouver pareille abondance au coeur d'un véritable désert, il y a quand même de quoi écarquiller les yeux ! On se sent comme au beau milieu d'un souk ou d'un bazar iranien, il y a quelque chose d'infiniment chaleureux et charmant dans cette rue commerçante là, malgré le sol souillé de gadoue et les divers détritus poisseux qui y traînent ...

 

 

Inde_moto_J9_Kaza-Batol--4-.JPG

 

 

 

 

 

 

 

         Le perron de la Lhamo Guesthouse à Kaza, une poignée de chambres dans la maison familiale, au calme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Inde moto J8 Kaza-Ki-Kibber

           A Kaza nous trouvons la première pompe à essence depuis Rekong Peo, et nous empressons de faire le plein dès notre arrivé. Il suffit d'un glissement de terrain pour bloquer l'accès aux camions citerne qui la ravitaillent, ne prenons pas de risques ! Nous y trouvons aussi une équipe de ferroniers-forgerons-mécanos à qui nous commandons d'énormes clefs-minute avec lesquelles déjanter à moindre peine les pneus de nos bécanes lors des crevaisons à venir. Vous les voyez ci-contre à l'oeuvre, scindant la barre de métal à la hâche après l'avoir chauffée à rouge  au moyen de deux gros câbles électriques, sous la surveillance d'un Pierre qui en a marre de crever. Vive le système D !

 

 

 

      Le monastère de Ki

 

         Nous partons tous les deux en amoureux explorer les environs de Kaza.

 

A 14 km, Ki. Nous laissons la moto au hameau et grimpons à pied jusqu'au monastère. Nous sommes à 3800 mètres d'altitude et le moindre effort tire sur les poumons (sans parler des mollets ...).

Inde moto J8 Kaza-Ki-Kibber (4)

 

 

         Ce monastère est perché tout en haut d'une butte entourée d'un paysage lunaire semé de quelques églantiers, surplombant, sur les berges de la Spiti, un patchworks de champs d'un vert tranchant sur ce paysage aux tons jaunes et gris des minéraux. A peine avons-nous pénétré dans l'enceinte du monastère qu'un moine vient à notre rencontre et nous propose ... on ne sait quoi au juste ? Du thé ? La visite ? Confiants et curieux on le suit par les coins et les recoins d'un bâtiment vieux comme le temps. Il nous mène dans une cuisine au plafond  de terre et de bois enduits de la suie d'années et d'années de feux de bois ... Là, autour d'un thé, nous discutons à mots pesés et à voix basses.

      Il a une trentaine d'années et est arrivé au monastère à 14 ans. Cette année il est responsable de la gestion du monastère, de l'accueil des visiteurs ; mais tous les ans ça tourne, sur des cycles de 4 années. L'année dernière il travaillait en cuisine pour assurer la pitance des deux centaines de moines résidant ici . Au menu : le matin, thé au beurre mélangé à de la farine d'orge (tsampa) ; le midi le dal (lentilles) et du riz ; le soir : curry de légumes et pain tibétain.

 

 Inde_moto_J8_Kaza-Ki-Kibber--3-.JPG

 

        L'année prochaine il sera aux c hamps, ceux que l'on voit en contrebas, verdoyants. L'année suivante ce sera vacances : il pourra rendre visite à sa famille, et mettre les mains à la pâte pour contribuer à l'économie familiale, et voyager à travers le pays de monastère en monastère ...

       Il nous conduit ensuite dans différentes salles du bâtiment, chambres à la mémoire de lamas du coin, toutes ornées de photos, grigris, guirlandes ... Nous y faisons une petite donation : la boîte est pleine à craquer de billets et Clément peine à y glisser le nôtre !!! Nous finissons par un petit tour de la salle de prière où tous les moines (sauf les jeunôts qui ont une autre salle) se réunissent chaque matin. C'est dans cette salle que le Dalai Lama s'est assis lors de sa visite en 2002. Ca, ils aiment bien s'en souvenir. On trouve d'ailleurs derrière le monastère, comme à Nako ... une piste pour hélico !!! Il paraît qu'à cette occasion les champs en contre-bas étaient comme une mer de tentes de pélerins venus rencontré leur vénéré guide spirituel.

 

      Kibber

 

Nous poussons notre escapade jusqu'à Kibber, à 7 km de là, réputé plus haut village habité (de l'Inde ?). Nous devons être au-dessus de 4000 mètres d'altitude. Là-haut le paysage est ouvert et les dômes enneigés paraissent si près que le site est une merveilleuse invitation à la marche à pied ... mais le soir approche ...et nous nous rentrons.

 

Inde moto 1 Manali-Leh14

 

        Sur le chemin du retour nous rattrapons nos deux copines de Nancy avec qui nous avons dîné la veille au soir. Elles, elles ont fait tout cela à pied ! ... et n'en peuvent plus de marcher. Vous connaissez Clément, il n'hésite pas une seconde à prendre ce petit-monde en stop sur la moto, et c'est parti pour une dizaine de kilomètres de tape-cul, mais à 4 ! Notre seul regret est de ne pas avoir pris de photos de cet exercice d'équilibre pour pouvoir partager ce bon moment avec vous ! Un très bon souvenir !  Les filles, si vous lisez ce blog, laissez-nous votre contact !

      La journée et notre séjour à Kaza se terminent bien sûr par une excellente plâtrée de momos ...

... il ne nous reste plus qu'à avaler une bonne nuit de sommeil avant le nouveau départ du lendemain matin car nous savons que, côté route, le pire est àvenir ...


Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :