Vers la frontière Ouest

Publié le par Sur la route de soi


     Après la pluie ...


      C'est donc dans cette fraîcheur de l'après-orage que nous quittons Lumbini non sans avoir refait notre stock d'eau. Comme du côté de Chitwan on trouve ici des pompes à main qui vont puiser de l'eau douce et potable directement dans des nappes phréatiques fiables. Presque chaque ferme -ici, chaque monastère ! - en possède une et en pompant un peu le débit est bon et l'eau fraîche. Nous avons vite-fait de remplir le bidon que nous utilisons pour notre toilette et la vaisselle ainsi que les bouteilles en plastique que nous réutilisons. Vous n'imaginez pas le confort que cela représente après les galères en eau (de boisson et l'autre) de Kathmandou et de Pokhara. L'eau courante ! Nous glissons cependant encore, par précaution, des cachets de Micropur ou d'Aquatabs dans l'eau que nous buvons.


Nepal Terai Occidental (6)riziere

 

           La campagne autour de Lumbini est inondée et  tout le monde paysan est en effervescence : des charrues à un soc, tirées par des boeufs, retournent la boue des rizières, poursuivies par des hordes d'échassiers blancs au col jaune, tandis que des hommes surfent sur des planches de bois attelées à d'autres boeufs pour aplanir ces mêmes surfaces de boue. Ici et là on sème le riz à la volée . Ailleurs les villageois sont occupés à diriger l'eau des petits canaux d'irrigation pour inonder les parcelles déjà ensemées et en assécher d'autres. Les femmes sont elles déjà affairées au repiquage des jeunes plans. Et puis il y a celles qui balaient l'eau des cours en terre battue de leurs petites maisons, et ceux qui consolident les toits de chaumes.


    Nepal Terai Occidental (9)tas-de-bois Nous poursuivons notre route vers l'Ouest, passons par hasard près du lieu de naissance de la mère de Bouddha (!!!) sans nous arrêter et regagnons la Mahendra Highway. Nous traversons, presque seuls, de superbes et gigantesques forêts. Cet axe routier pourtant important est bien moins fréquenté que celui reliant Kathmandou à Pokhara : nous croisons relativement peu de poids lourds. Mais le soleil s'est remis à cogner de tout son poids et nous ne rêvons que d'eau fraîche ! Plus nous avançons vers l'Ouest plus les paysages se font secs et jaunes. L'humidité et les horizons au vert soutenu de Chitwan sont bien loin ... En fin d'après-midi nous atteignons le coeur du Parc National de Bardia, une autre jungle de tigres et de rhinos ....

Publié dans Népal

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