Jodhpur, la cité bleue

Publié le par Sur la route de soi

   Inde Jodhpur (31)
   Nous arrivons derrière la forteresse et là, une fois de plus, on s'arrête pour l'admirer de loin. Cette fois nous sommes dans la ville bleue. On sort de la voiture et là nous devenons tout fous, de vrai enfants devant le Père Noël. On vient de voir nos premiers singes !!! Gris, agiles et majestueux ils se promènent sur les remparts. Un vrai moment de bonheur pour tous les deux.
    On affronte la circulation de la ville pour trouver la gare où il y a, selon notre guide que vous connaissez tous (Le Routard ...), un bon petit restaurant pas cher. Difficile à trouver (ce sont nos premiers pas dans une gare indienne) mais une fois attablés il y a tellement d'épices dans les assiettes que je suis incapable de finir le plat et pourtant, j'aurais bien bouffé un ours.
   Inde Jodhpur (8)Déçus et la bouche incendiée jusqu'au cerveau, on se met en quête de la Ratan Vilas Guest House que Brigitte, ancienne collègue de Léonore et amie, nous a conseillée. Elle est tenu par une jeune famille descendant d'un Maraj, un noble du Rajasthan du même sang que le Maharadja. Nous sommes reçus comme des rois dans un hôtel de luxe, mais simple et familial, où l'on nous a fait comprendre que, étant des amis de Brigitte et l'hôtel n'étant pas dans notre budget notre prix serait le leur. Nous sommes sur le cul mais acceptons avec grand plaisir car le cadre est sublime et les chambres très agréables. Sans parler du jardin, à l'anglaise mais fraîchement exotique et coloré. Une atmosphère de rêve pour se reposer. (A recommander : 15 euros la nuit quand on paye plein pot !) Sur les murs des photos en noir et blanc remontant aux beaux jours des aïeux de notre hôte : son arrière-grand-père élevait ici des chevaux de courses et était lui-même un fameux jockey. Mais après l'avénement de la République en Inde (1948) une loi a obligé les propriétaires terriens à partager les terres qu'ils avaient en ville. Cette famille a ainsi dû renoncer à ses écuries et pâturages ... et s'est reconvertie, il y a une quinzaine d'années,  dans l'hôtellerie. Nous passerons deux jours dans cette guest house. Le soir, lorsque nous nous asseyons dans le patio pour dîner, le ciel nous fait l'offrande de quelques gouttes de pluie : un miracle quand on sait que nous sommes-là dans une des villes les plus ensoleillées d'Inde, une ville de laquelle le Dieu soleil ne daigne s'absenter que 18 jours par an en moyenne ! Dans le patio c'est un peu l'euphorie ! Les jours suivants nous jouiront d'une atmosphère très agréable, fraîche et lavée de sa poussière.
Inde Jodhpur (41)
    Inde Jodhpur (12)La ville, entre bleu lavande et bleu indigo, s'étend tout autour de la forteresse qui trône, une bonne centaine de mètres au dessus de nous, sur son rocher, au milieu de tout ça . Eh oui, "tout ça", car cette ville c'est encore un joyeux bordel. Des rues tellement étroites qu'en France elles seraient piétonnes. Mais ici on y circule dans les deux sens et s'y croisent motos, "touktouks" et voitures, voire camionnettes et charettes.

    Inde Jodhpur (33)Ville de couleurs, de parfums d'épices ou d'égoûts, ça dépend des endroits. Des francophones un peu partout car Jodhpur est encore une des destinations-phare des frenchis. On déambule, on visite cette forteresse dont la vue est imprenable et qui a été construite juste pour endiguer le chômage de l'époque. Car on ne découvre pas la forteresse de Merangarh (ça sonne un peu comme une cité du Seigneur des Anneaux vous ne trouvez pas ?) à la va-vite : on profite du panorama, bien sûr, mais on a encore (comme à Bikaner), un audioguide-mp3 vissé sur les oreilles pour nous raconter légendes et anecdotes qui donnent toute leur épaisseur à cet empilement de palais, de patios, de portes et de remparts.
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Publié dans Inde-1

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