Et après ?

Publié le par Sur la route de soi


   Janine et Patrick sont partis. Nous venons de voir, depuis notre plage, leur avion décoler du minuscule aéroport situé à 1 ou 2 km de là. Nous leur avons fait de grands coucous. Nous sommes bien ici, nous prenons le rythme. La grosse boule rouge et incandescente du soleil apparaît à 7h12 tous les matins à l'horizon. Je la vois de mon lit. Je me dépêche de sortir profiter de l'air frais et de la moiteur de la rosée avant qu'elle ne vienne tout brûler. On commence à avoir nos petites habitudes. Nous commençons ausi à songer à la suite du voyage, à reprendre la route. "Reprendre la route" : combien de fois a-t-on déjà utilisé cette expression dans le blog ? C'est le leitmotiv de la vie nomade et itinérante. Nous aimerions aller voir un site de temples dans le Gujarat encore. Ensuite peut-être descendrons-nous à Bombay avant de prendre la direction de la vallée du Gange (Agra, Bénarès ...) plus au Nord. Nous avons pris la décision de ne pas descendre tout de suite dans le "grand Sud", pour des raisons techniques.

   Nous sommes libres comme l'air comme vous le savez, et sommes extrèmenent riches d'un élément clef : le temps, notre seul vrai luxe. On doit pourtant s'accomoder de 2 contraintes principales :
   la première ce sont nos visas. Nous disposons d'un visa d'un an pour l'Inde, valable jusqu'au 14 octobre 2010. Mais celui-ci implique que nous quittions le territoire au moins tous les 90 jours (soit un peu moins de 3 mois). Etant entrés le 17 janvier il nous faudra repasser la frontière avant le 16 avril. Et nous avons choisi de passer à cette occasion la frontière népalaise, la plus simple, et pas la moins attirante. Nous ne savons pour le moment pas encore si nous pourrons nous rendre au Sri Lanka, qui est une île, ce qui nous obligerait à laisser la voiture en Inde : mais, pour des questions de papiers, il est possible que Clément ne puisse pas quitter le pays sans la véhicule avec lequel il est entré ...
   la deuxième contrainte c'est le climat, et notamment la mousson ... sachant que la voiture n'est pas waterproof où vaudra-t-il mieux se trouver à l'arrivée de la saison des pluies début juin. Où sera-t-il le plus agréable de passer l'été. Où supportera-t-on le mieux la chaleur ?

   Nous n'avons pas encore les réponses à toutes ces questions, mais il faut bien choisir. Donc pour le moment nous continuerons d'explorer la moitié Nord, en nous dirigeant petit à petit vers l'Est, avant d'aller nous dégourdir un peu les pattes, en avril, du côté des Anapurna népalais. Si quelqu'un est intéressé ...

Publié dans Inde-1

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